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UNSAC


Vingt-neuvième réunion ministérielle du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale
L’UNREC a assuré, avec l’appui et l’encadrement du Service du désarmement régional du Bureau des Nations Unies pour les affaires de désarmement, l’organisation matérielle et substantive de la vingt-neuvième réunion ministérielle du Comité qui s’est tenue à N’djaména, Tchad, du 9 au 12 novembre 2009. Au cours de cette réunion ministérielle, les Etats membres ont examiné en première lecture, l’Avant-projet d’instrument juridique pour le contrôle, en Afrique centrale, des ALPC, de leurs munitions et de tout équipement pouvant servir à leur fabrication, et ont pris note des éléments de son plan de mise en œuvre ; deux documents élaborés par l’UNREC dans le cadre de l’exécution du deuxième volet de l’Initiative de Sao Tomé adoptée par le Comité en mai 2007.  

Le Comité a recommandé que chaque Etat membre procède au plan national à l’examen de l’Avant-projet d’instrument juridique avec la participation des différentes administrations. Il a également demandé aux Etats membres de formuler des recommandations écrites à l’issue desdites consultations et de les communiquer au Secrétariat. Le Comité a décidé de consacrer sa trentième réunion ministérielle à l’examen de l’Avant-projet d’instrument juridique, dont le texte devra parvenir aux Etats membres, un mois avant la trentième réunion ministérielle. Dans la mesure du possible, cette version du projet d’instrument juridique devrait être accompagnée d’un projet de plan de mise en œuvre révisé par l’UNREC sur la base des commentaires reçus des Etats.

En outre, la vingt-neuvième réunion ministérielle a permis au Comité d’examiner, une fois encore, la question relative à la piraterie maritime dans le Golfe de Guinée, y compris la mise en œuvre de l’accord de Yaoundé du 6 mai 2009 relatif à la sécurisation des intérêts vitaux en mer des Etats de la CEEAC et du Golfe de Guinée dans la zone D, et conclu entre la CEEAC et la République du Cameroun, la République gabonaise, la République de Guinée équatoriale et la République de Sao Tomé et Principe. 
 

Les Etats membres du Comité se sont aussi penchés sur l’évolution de la situation géopolitique et de sécurité dans la sous-région. Ils ont noté que la situation sécuritaire demeure préoccupante, malgré les progrès notoires intervenus au plan politique, avec l’organisation ou la préparation de plusieurs opérations électorales, et au plan institutionnel, avec la création d’organes compétents pour lutter contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, la criminalité et la violation des droits de l’homme.  

En outre, la vingt-neuvième réunion ministérielle a permis au Comité d’examiner, pour la première fois, les questions relatives au rôle et à la contribution des femmes dans la paix et la sécurité, à travers les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l’ONU. A cet effet, le Comité a décidé, entre autres, d’inscrire à l’ordre du jour de chacune de ses réunions, la mise en œuvre de la résolution du Conseil de sécurité 1325 (2000), et autres résolutions pertinentes : 1820 (2008), 1888 (2009) et 1889 (2009).

A la conclusion des travaux, les Etats membres ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre la ‘Déclaration de Libreville’ dans laquelle, ils s’astreignent, entre autres, à verser chacun chaque année, sur une base régulière, une contribution financière minimale de $10,000,
au Fonds d’affectation spéciale du Comité.